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Aurores boréales en Norvège : notre chasse à Tromsø et tous nos conseils

Nous partions en Norvège avec deux rêves à l’esprit : voir des baleines, et voir des aurores boréales… Nous sommes tellement heureux d’avoir pu réaliser les deux ❤. Les aurores sont un phénomène naturel que l’on ne peut absolument pas contrôler, et encore moins prévoir (trop) à l’avance…

Dans cet article, on vous raconte notre expérience de chasse aux aurores boréales en Norvège, on vous explique où et quand partir, comment comprendre les prévisions (indice KP, météo), et on vous donne tous nos conseils pour les photographier — le tout à jour pour 2026, une année particulièrement favorable comme vous le verrez plus bas.

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Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?

On appelle ce phénomène une aurore polaire. Dans l’hémisphère nord, on parle d’aurores boréales ; dans l’hémisphère sud, d’aurores australes. Ce sont des phénomènes lumineux, le plus souvent de couleur verte, que l’on observe dans le ciel nocturne. Elles sont provoquées par la rencontre entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère terrestre, un phénomène qui se concentre surtout autour des pôles magnétiques.

On entend plus souvent parler d’aurores boréales que d’australes, tout simplement parce qu’il est plus facile de les observer depuis chez nous : les aurores australes se voient surtout au sud de la Patagonie, au sud de la Nouvelle-Zélande ou en Tasmanie, tandis que les aurores boréales sont visibles en Norvège, en Finlande, en Suède, en Islande, au Canada, en Alaska, au Groenland, et même parfois aux îles Shetland au nord du Royaume-Uni.

Pourquoi 2026 est une année exceptionnelle pour les voir

C’est un point qu’on ne pouvait pas ignorer en mettant à jour cet article : le cycle solaire actuel joue clairement en votre faveur.

Le Soleil suit un cycle d’activité d’environ 11 ans, alternant phases calmes et phases agitées. Nous sommes actuellement dans le cycle solaire 25, dont le maximum a été atteint entre fin 2024 et 2025, un pic plus intense que ce que les modèles scientifiques prévoyaient initialement. Plusieurs agences spatiales (dont la NASA et la NOAA aux États-Unis) confirment que l’activité solaire reste élevée tout au long de 2026, avant une décrue progressive attendue à partir de 2027.

Concrètement, pour vous qui préparez un voyage : plus l’activité solaire est forte, plus les aurores sont fréquentes, intenses, et visibles à des latitudes où elles sont habituellement rares. Certaines tempêtes géomagnétiques survenues en 2024 ont même rendu les aurores visibles depuis une partie de la France. Autant dire qu’à Tromsø, largement au-dessus du cercle polaire, vos chances n’ont jamais été aussi bonnes depuis longtemps.

En clair : si vous hésitiez à réserver votre voyage pour voir des aurores boréales, 2026 reste l’une des meilleures fenêtres de la décennie pour le faire.

Où voir des aurores boréales en Norvège ?

Il est possible d’en observer à de nombreux endroits dans le nord du pays : Alta, Andøya, Bodø, Senja, Harstad, Kirkenes, Narvik, Lakselv, les îles Lofoten, et bien sûr Tromsø. Un de nos guides nous avait fortement recommandé Alta, réputée pour des aurores particulièrement intenses — malheureusement nous n’avons pas eu l’occasion de tester.

Si l’on entend surtout parler de Tromsø, ce n’est pas un hasard : la ville cumule d’excellentes chances d’observation avec une multitude d’autres activités facilement accessibles (baleines, chiens de traîneau, rennes…). C’est cette logique qui nous a fait choisir Tromsø comme base, et nous en parlons en détail dans notre article dédié.

En optant pour un road trip en Norvège, vous multipliez vos chances : avec une voiture, vous pouvez vous déplacer vers les zones où le ciel est dégagé. De notre côté, nous étions basés à Tromsø sans véhicule, ce qui nous a poussés à faire appel à un prestataire pour une partie de la chasse (on vous raconte ça plus bas).

Quand partir ? Notre tableau récap

Pour voir des aurores boréales en Norvège, deux conditions sont indispensables : une activité magnétique suffisante, et un ciel dégagé. Tout cela se joue globalement entre septembre et mars.

PériodeLuminosité / nuitChances d’auroresNotre avis
Fin septembre – octobreNuits encore courtesBonnesTempératures plus douces, bon compromis
Novembre – mi-janvierNuit polaire (obscurité quasi permanente)Très bonnesIdéal pour les aurores, mais très peu de lumière du jour
Mi-janvier – févrierEnsoleillement qui progresse peu à peuTrès bonnesBon équilibre lumière du jour / nuits noires
MarsÉquinoxeExcellentesActivité aurorale statistiquement renforcée, moins de froid

À Tromsø, la nuit polaire (obscurité quasi permanente) dure de fin novembre à mi-janvier — vous pouvez vérifier les horaires précis sur ce site de levers et couchers de soleil à Tromso. À partir du 15 janvier, l’ensoleillement remonte progressivement, d’une heure à environ 5 heures en fin de mois.

Si vous souhaitez combiner aurores boréales et observation des baleines, sachez que ces dernières ne sont visibles que sur une fenêtre plus restreinte, de novembre à fin janvier. Voici ce que nous en avons conclu :

Aurores + baleines = novembre, début décembre (voire fin janvier, avec moins de chances côté baleines) ➺ Activités neige (traîneau, motoneige, ski) + aurores = mi-janvier, février, mars.

Comprendre l’indice KP

C’est un point que peu d’articles expliquent clairement, et qui pourtant change tout une fois sur place. L’indice KP mesure l’intensité de l’activité géomagnétique sur une échelle de 0 à 9 :

  • KP 1-2 : aurores discrètes, visibles seulement très au nord et dans de bonnes conditions
  • KP 3-4 : aurores bien visibles depuis Tromsø et ses environs, c’est le cas le plus courant
  • KP 5 et plus : spectacle intense, aurores visibles même depuis le sud de la Norvège, voire plus bas en Europe

La bonne nouvelle, c’est que l’indice KP est prévisible 1 à 3 jours à l’avance, ce qui laisse le temps de s’organiser. Nous utilisions l’application Norway Lights pendant notre séjour, simple et efficace pour suivre l’intensité prévue. Il existe aussi “Northern Eye Aurora” et “Aurora”. Pour la couverture nuageuse (l’autre condition indispensable), consultez yr.no : plus le pourcentage de nuages affiché est bas, plus vos chances sont élevées.

Chasser seul ou passer par un prestataire ?

Les deux approches se valent, et nous avons personnellement testé les deux pendant notre séjour à Tromsø.

Seul : le deuxième soir de notre séjour, l’application indiquait une intensité importante. Nous avons pris le funiculaire Fjellheisen pour prendre de la hauteur et nous éloigner des lumières de la ville. En arrivant vers 18h30, un couple photographiait un nuage blanchâtre… “C’est ça ?!” On installe le trépied, on shoote. Et oui, c’était bien ça ! Au bout d’une heure, l’intensité est devenue folle, et deux heures plus tard, on a vu notre première aurore qui bouge vraiment. Quel spectacle.

Avec un prestataire : nous avions aussi réservé une excursion avec Enjoy The Arctic, sans savoir qu’on pourrait finalement en voir depuis la ville. Un prestataire suit les prévisions en temps réel et sait où aller chercher le ciel dégagé — un vrai plus pour une première tentative. Comptez environ 148€ par personne pour ce type d’excursion (tarif constaté lors de notre organisation ; à vérifier au moment de votre réservation).

Notre expérience : la chasse aux aurores à Tromsø

Andrei, notre guide, a été vraiment super. Nous avions réservé pour un soir donné, mais l’activité étant nulle ce jour-là, il nous a proposé de décaler au lendemain. Rendez-vous à 18h en centre-ville de Tromsø, départ à 19h pour chasser les aurores.

Il nous prévient tout de suite : beaucoup de nuages, il va falloir rouler avant d’en voir. Effectivement, nous roulons pendant une bonne heure vers le nord de Tromsø… en vain. Des nuages partout. Andrei s’arrête régulièrement pour scruter le ciel. Rien. Des “collègues” d’autres compagnies l’appellent : à l’ouest, le ciel s’éclaircit par moments. Nous roulons jusqu’à Sommarøy, notre point de chute, il est 21h.

On s’installe, Andrei nous aide à régler nos appareils photo, puis prépare un barbecue — hot-dog et pain norvégien, pour goûter un peu à la cuisine locale au passage. Et puis on attend. Longtemps. Le ciel reste nuageux, avec quelques “bébés aurores” à peine visibles. Puis, enfin, quelques minutes de belles aurores, juste le temps de nous faire tirer le portrait par Andrei. On aura aussi eu le temps d’observer une magnifique voie lactée. Retour vers minuit, quand plus rien ne se passe.

Quelle aventure pour les voir ce soir-là ! On avait eu tellement de facilité le deuxième soir de notre séjour qu’on pensait que c’était toujours aussi simple. Et bien non : les aurores sont vraiment capricieuses. On a eu beaucoup de chance d’en voir 2 soirs sur 5, au final.

Comment photographier les aurores boréales

Si vous souhaitez les photographier, voici nos conseils. On le précise, car lors de notre excursion, trois Australiennes n’avaient strictement aucun matériel — dommage, car la photo change vraiment l’expérience.

➺ Pas forcément besoin d’un reflex, mais votre appareil doit permettre les réglages manuels.

➺ Un trépied est indispensable, sinon vos photos seront floues — c’est une règle de base en photo de nuit, encore plus vraie pour les aurores.

➺ Réglez votre appareil en manuel. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les réglages manuels, entraînez-vous avant de partir : repérez où se trouvent les ISO, la vitesse, etc. Une fois sur place, réglez le focus sur l’infini, les ISO autour de 2500, et une vitesse de 10 secondes. Ensuite, ajustez selon la luminosité ambiante et l’intensité de l’aurore.

➺ Soyez patient. Notre deuxième chasse nous l’a bien fait comprendre : parfois, les aurores ne viennent pas d’un coup.

➺ Petite astuce pour vous photographier avec l’aurore : passez rapidement de la lumière devant vous pendant la pose (par exemple avec la lampe torche de votre téléphone, en dessinant un arc de cercle). Un autre touriste nous a montré cette technique en nous voyant galérer — merci à lui !

Aurores boréales en Norvège : le coin pratique

➺ Bien choisir son prestataire si vous optez pour une excursion : certaines compagnies ne se donnent pas vraiment la peine de “chercher”. Nous avons choisi Enjoy The Arctic car on avait lu qu’Andrei allait parfois jusqu’en Finlande pour que ses clients voient au moins une aurore.

➺ Un bon appareil photo reste très utile — voir nos conseils réglages ci-dessus.

➺ Les aurores sont capricieuses : mieux vaut prévoir plusieurs soirs sur place pour mettre toutes les chances de votre côté.

➺ Toutes les informations sur notre séjour à Tromso (où dormir, où manger, budget complet) sont dans l’article dédié.

✤✤✤

Nous avons vu l’une des choses que nous voulions voir le plus au monde : des aurores boréales en Norvège. Quel moment, quelle expérience ! Nous étions tellement émus… Et maintenant que l’on en a vu, on ne pense qu’à une chose : en revoir, encore et encore. Ce phénomène-là, on ne s’en lasse pas. Alors, qui parmi vous rêve d’aurores boréales ?

FAQ : vos questions sur les aurores boréales en Norvège

Les questions fréquentes sont ici !
  1. Quand voir les aurores boréales en Norvège ?

    La saison s’étend globalement de septembre à mars, avec un pic pendant la nuit polaire (fin novembre à mi-janvier) et autour des équinoxes de mars et septembre. 2026 reste par ailleurs une année particulièrement favorable grâce au maximum du cycle solaire actuel.

  2. Combien de jours prévoir pour voir des aurores boréales à Tromsø ?

    Idéalement 4 à 5 nuits sur place. Les aurores dépendent à la fois de la météo et de l’activité solaire — plus vous avez de nuits devant vous, plus vous multipliez vos chances. En dessous de 3 nuits, le risque de repartir sans en avoir vu augmente sensiblement.

  3. Faut-il absolument réserver une excursion pour voir les aurores boréales ?

    Non, il est tout à fait possible de les chasser seul, notamment en montant au funiculaire Fjellheisen pour prendre de la hauteur et s’éloigner des lumières. Cela dit, un prestataire expérimenté suit les prévisions en temps réel et sait où aller chercher le ciel dégagé — un vrai plus pour une première tentative, surtout si vous n’avez pas de voiture.

  4. Peut-on voir des aurores boréales à l’œil nu ?

    Oui, mais pas toujours comme on l’imagine. Une aurore faible apparaît souvent à l’œil nu comme un simple voile blanchâtre, alors que l’appareil photo, plus sensible à la lumière, révèle immédiatement sa couleur verte. Les aurores intenses (KP 4 et plus), elles, sont spectaculaires à l’œil nu, avec des couleurs vives et un mouvement bien visible.

  5. Quel budget prévoir pour une excursion aurores boréales à Tromsø ?

    Comptez environ 148€ par personne pour une excursion guidée d’une soirée (tarif constaté lors de notre séjour). Retrouvez le détail complet de notre budget pour visiter Tromsø dans notre article dédié.

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1 Commentaire
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aurore
4 années il y a

Bravo pour les belles photos d’aurore malgré bien des nuages

Tromso est le spot pour en voir et en revoir, et effectivement une fois la lueur aperçue… on rêve de la suivante.