La photo fait partie intégrante de mes voyages. Depuis que je tiens Voyageurs Gourmands, je ne prends plus seulement des photos pour garder des souvenirs : elles servent à illustrer mes articles, à partager mes découvertes sur les réseaux sociaux et à vous donner envie de partir.
Mon matériel a donc pas mal évolué. Certains équipements ne quittent plus mon sac, d’autres restent au placard la moitié de l’année. Voici ce que j’emporte réellement, ce que je laisse à la maison, et surtout pourquoi.
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Mon matériel photo et vidéo en bref
| Matériel | À quoi ça me sert ? | Toujours dans mon sac ? |
|---|---|---|
| Canon EOS 6D Mark II | Photos de paysages, villes, hôtels, restaurants | Oui |
| Canon EF 24-70 mm f/2.8L | Mon objectif polyvalent, 80 % de mes photos | Oui |
| Canon EF 70-200 mm f/2.8L | Baleines, animaux, sujets éloignés | Non, selon le voyage |
| Sac Peak Design 20 L | Transporter le tout | Oui |
| Batteries et cartes mémoire supplémentaires | Tenir une journée entière sans stresser | Oui |
| Sangle confortable | Sauver ma nuque après 6 h de marche | Oui |
| Trépied | Poses longues, photos de moi | Selon le programme |
| iPhone 17 Pro | Photos et vidéos du quotidien, réseaux sociaux | Oui |
| Pochette étanche | Plage, piscine, snorkeling | Voyages balnéaires |
| Insta360 X4 Air | Vidéos 360°, contenus immersifs | Oui (récent) |
| Ancienne GoPro | Activités aquatiques et sportives | Rarement |
| Ordinateur portable + disques durs WD | Tri, retouche, sauvegarde | Selon la durée du voyage |
Mon appareil photo : le Canon EOS 6D Mark II
Mon boîtier principal est un Canon EOS 6D Mark II, un reflex plein format qui m’accompagne depuis plusieurs années.
C’est avec lui que je réalise mes photos de paysages, de villes, de monuments, d’hôtels et de restaurants. J’apprécie particulièrement son rendu quand la lumière se complique : intérieurs d’églises, fin de journée, restaurants mal éclairés. C’est typiquement là qu’un capteur plein format fait la différence avec un smartphone.
Il faut être honnête sur le revers de la médaille : un reflex, c’est lourd. Entre le boîtier et un objectif, on sent passer une journée entière de visite. À Bruges ou à Porto, où je marche du matin au soir, la question du poids se pose vraiment.
Mais pour mon usage, je préfère encore l’avoir avec moi. Et avec le temps, on trouve ses petites astuces pour que ce soit plus confortable (j’y reviens plus bas avec la sangle).
Si vous achetez aujourd’hui : le 6D Mark II est un modèle qui commence à dater et qu’on ne trouve plus facilement neuf. Si je devais racheter un boîtier maintenant, je me tournerais vers un hybride, plus léger et plus polyvalent en vidéo.
Et honnêtement, je resterais probablement chez Canon. Après des années passées avec la marque, j’ai mes repères dans les menus, mes réflexes de réglage, et surtout deux objectifs EF dans lesquels j’ai investi — changer complètement d’écosystème signifierait tout racheter. Je regarderais donc d’abord du côté de la gamme Canon EOS R.
Cela dit, je serais malhonnête de dire que je n’ai jamais regardé ailleurs : le Fujifilm X-T50 et le Sony Alpha 7C II m’ont fait de l’œil plus d’une fois. Le premier pour son format compact et ses simulations de film, le second pour sa légèreté rare sur un plein format. Mais entre l’envie et le fait de tout recommencer à zéro, il y a un pas que je n’ai pas encore franchi.
Mes deux objectifs photo
Deux objectifs couvrent la quasi-totalité de mes besoins en voyage.
Mon Canon EF 24-70 mm f/2.8L : celui qui ne quitte pas le boîtier
Le Canon EF 24-70 mm f/2.8L est mon objectif polyvalent, et de loin celui que j’utilise le plus. Sa plage focale me permet de passer d’un plan large à un cadrage serré sans changer d’objectif toutes les cinq minutes, ce qui est précieux en pleine rue.
Son ouverture constante à f/2.8 est aussi ce qui me permet de continuer à photographier quand la lumière baisse : intérieurs, fin de journée, restaurants. C’est vraiment le duo boîtier plein format + f/2.8 qui fait la différence dans ces situations.
Je m’en sers pour les paysages, les ruelles, l’architecture, les monuments, les hôtels et les photos de plats. Si je ne devais emporter qu’un seul objectif, ce serait celui-là sans hésiter.
Mon Canon EF 70-200 mm f/2.8L : pour les sujets qu’on ne peut pas approcher
Le Canon EF 70-200 mm f/2.8L sort quand j’ai besoin d’aller chercher un sujet éloigné ou de jouer avec la compression des perspectives : animaux, détails architecturaux en hauteur, certains paysages, ou simplement les endroits où l’on ne peut pas s’approcher.
Je l’ai d’ailleurs acheté pour une raison très précise : aller observer les baleines en Norvège. J’étais en séjour à Tromsø et je suis partie les voir à Skjervøy, plus au nord, là où les orques et les baleines à bosse viennent suivre les bancs de harengs en hiver. Depuis un bateau qui bouge, avec des animaux qui apparaissent quelques secondes à bonne distance et une lumière très basse en plein hiver arctique, mon 24-70 mm n’avait aucune chance.
C’est typiquement le genre de voyage qui justifie un investissement de ce type — et je n’ai pas regretté une seule seconde d’avoir porté ce poids jusque là-haut.
Il est en revanche nettement plus lourd et encombrant : c’est le prix à payer pour une ouverture constante à f/2.8 sur cette plage focale. Je ne l’emporte donc pas systématiquement : pour un city trip, il reste souvent à la maison ; pour un voyage nature ou animalier, il devient indispensable.

Mon sac à dos photo : le Peak Design 20 L
Pour transporter tout ça, j’utilise un sac à dos Peak Design de 20 L.
Il est très bien pensé pour le matériel photo : compartiments modulables, accès latéral rapide au boîtier, bonne finition. Et le format 20 L reste assez compact pour ne pas avoir l’impression de se promener avec un sac de randonnée sur le dos.
Mais je préfère être franche : il n’est pas parfait. Dès que le matériel s’accumule (boîtier, deux objectifs, batteries, cartes, chargeurs, sans parler d’une veste et d’une bouteille d’eau), les 20 litres deviennent vite justes. Il faut faire des choix et bien organiser son sac.
Si vous partez souvent avec beaucoup de matériel ou en bagage cabine unique, il vaut probablement mieux viser un format supérieur.
Les accessoires que j’emporte toujours
Plusieurs batteries supplémentaires
S’il y a un conseil à retenir, c’est celui-là. Je ne pars jamais avec la seule batterie de l’appareil.
Une journée complète de visite, entre les photos, quelques vidéos et le froid qui vide les batteries plus vite qu’on ne le croit (bonjour Tromsø en hiver), c’est vite plié. Avec deux ou trois batteries de rechange, je pars le matin sans me poser la question.
C’est le petit accessoire auquel on ne pense pas en achetant son premier appareil, et qui devient vite non négociable.
Une sangle confortable
Avec un reflex et un objectif autour du cou pendant six heures, le poids finit par se faire sentir. J’ai donc remplacé la sangle d’origine par un modèle plus large et mieux rembourré.
La différence paraît minime sur le papier. En fin de journée de visite, elle est énorme : le poids est mieux réparti et ne tire plus directement sur la nuque.
Plusieurs cartes mémoire
J’ai volontairement plusieurs cartes de capacité moyenne plutôt qu’une seule très grande. Deux raisons : si une carte lâche ou se perd, je ne perds pas l’intégralité du voyage, et j’ai toujours une carte de secours quand la première est pleine. Et en RAW, ça se remplit vite.
Mon trépied
J’utilise un trépied Manfrotto acheté il y a quelques années. Je ne le sors pas tous les jours, mais il est irremplaçable dans trois situations : les poses longues au coucher du soleil, les photos d’intérieur ou de nuit, et les photos où je souhaite apparaître moi-même — ce qui évite de demander à un inconnu toutes les dix minutes.
Un point que j’ai appris à mes dépens : avec un reflex plein format, la stabilité n’est pas négociable. Un trépied trop léger vibre au moindre coup de vent et gâche précisément les photos pour lesquelles on l’a sorti. Avec le 70-200 monté dessus, l’ensemble devient carrément lourd à l’avant, et un modèle bas de gamme ne tient pas. C’est ce qui m’a poussée vers Manfrotto : la marque est une référence sur ce terrain, et le trépied reste un accessoire que l’on garde des années.
Reste le compromis habituel du voyage : je privilégie un modèle assez compact pour tenir dans le sac sans devenir un fardeau, tout en restant suffisamment stable pour mon matériel. C’est un équilibre, et il n’existe pas de trépied qui soit à la fois ultra léger et parfaitement stable.

Mon smartphone : l’iPhone 17 Pro
Mon iPhone 17 Pro est devenu un vrai appareil photo de voyage, et il m’accompagne évidemment partout.
Son avantage principal, c’est l’immédiateté : il est déjà dans ma poche. Un plat qui arrive, une scène de rue, une lumière qui change trente secondes — je n’ai pas le temps de sortir le reflex, de changer d’objectif et de régler. Le téléphone, si.
Je m’en sers aussi énormément pour la vidéo et les formats verticaux destinés aux réseaux sociaux, où le reflex n’a aucun intérêt pour moi.
Soyons honnêtes : dans beaucoup de situations, l’écart de qualité avec un reflex est devenu faible, voire invisible sur un écran de téléphone.
Une pochette étanche pour les activités aquatiques
Je n’ai pas envie d’emporter un équipement dédié pour chaque activité. Pour l’eau, ma solution est très simple : une pochette étanche pour smartphone.
Plage, piscine, snorkeling : elle me permet de prendre quelques photos et vidéos sans matériel supplémentaire. Il faut évidemment vérifier deux fois la fermeture avant de mettre le téléphone à l’eau, mais pour mon usage, ça suffit largement.
Mon matériel vidéo
L’Insta360 X4 Air : ma caméra 360°
J’ai récemment ajouté une Insta360 X4 Air à mon équipement.
Ce qui m’a décidée, c’est son format : 165 g, elle se glisse dans une poche. C’est une caméra qu’on emporte vraiment, au lieu de la laisser à l’hôtel parce que le sac est déjà plein. Elle filme en 360° en 8K, et ses objectifs sont remplaçables — un vrai plus quand on sait à quelle vitesse on raye une lentille en voyage.
Je vous ferai un retour après quelques semaines d’utilisation !
Ma vieille GoPro
Je garde une ancienne GoPro pour certaines situations : les activités aquatiques et les moments où sortir le reflex serait compliqué ou risqué.
Mais entre l’iPhone et l’Insta360, je dois reconnaître qu’elle sert de moins en moins.
Pas encore de drone… Mais j’en rêve !
Vous remarquerez qu’il manque l’équipement star des créateurs de contenu voyage : le drone.
Je n’en ai toujours pas, et pourtant j’en meurs d’envie ! À chaque voyage, il y a au moins un endroit où je me dis que la vue d’en haut aurait tout changé.
Ce qui me retient jusqu’ici, ce sont surtout les contraintes : un équipement de plus à transporter et à recharger, et une réglementation qui change d’un pays à l’autre, quand elle n’interdit pas purement et simplement le vol dans beaucoup d’endroits que je visite.
Mais soyons honnêtes : ce n’est qu’une question de temps.
Voyager en avion avec du matériel photo : ce qu’il faut savoir
C’est le point dont personne ne parle et qui pose pourtant le plus de problèmes concrets.
- Toutes les batteries lithium voyagent en cabine, jamais en soute. Cela vaut pour les batteries d’appareil photo, les batteries de rechange et les batteries externes.
- Protégez les bornes des batteries de rechange : étui d’origine, sachet individuel ou ruban adhésif sur les contacts. C’est une exigence des compagnies, et c’est ce qui est vérifié en cas de contrôle.
- Les règles évoluent régulièrement, en particulier sur les batteries externes et leur utilisation en vol. Vérifiez celles de votre compagnie avant chaque départ, surtout en Asie.
- Le poids cabine est le vrai ennemi, plus encore que la place. Sur les compagnies low cost, un sac photo bien rempli dépasse vite la limite autorisée. J’ai pris l’habitude de porter le boîtier autour du cou à l’embarquement plutôt que de le laisser dans le sac.
- Jamais de matériel photo en soute. Ni pour le vol, ni pour les chocs.
Sauvegarder ses photos en voyage
Perdre les photos d’un voyage, c’est embêtant à titre personnel. Pour une activité de blogueuse, c’est un vrai problème : ce sont mes articles des mois suivants qui disparaissent avec.
Ma règle est simple : une photo n’existe pas tant qu’elle n’est qu’à un seul endroit.
Concrètement, sur un voyage long :
- Je ne formate jamais une carte mémoire pendant le voyage. Elle devient ma première sauvegarde.
- Je copie les photos sur mon disque dur externe, en général le soir ou lors des trajets.
- Pour les photos les plus importantes, une copie part dans le cloud dès que j’ai une connexion correcte.
- Le disque dur et les cartes ne voyagent jamais dans le même sac.
Sur un week-end, la carte mémoire suffit. Sur trois semaines de road trip, cette routine m’a déjà évité de très mauvaises surprises.
Mon matériel pour travailler mes photos
Mon ordinateur
J’utilise actuellement un ordinateur portable Dell, qui me sert autant à la retouche qu’à toute mon activité de blogueuse : rédaction, gestion du site, réseaux sociaux. Il commence à dater et je vais le remplacer prochainement.
Lightroom et Photoshop
Pour la retouche, j’utilise la suite Adobe Lightroom + Photoshop. Soyons honnêtes : Lightroom couvre 99 % de mes besoins.
Tri, classement, luminosité, contraste, couleurs, recadrage : tout passe par là. Photoshop reste installé pour des besoins ponctuels, mais je l’ouvre rarement.
Mes disques durs externes WD My Passport
Après plusieurs années de voyages et des milliers de fichiers RAW, le stockage est devenu un poste à part entière.
Et c’est un domaine où j’ai vraiment tâtonné : j’ai essayé plusieurs marques avant de me fixer. Certains disques étaient trop fragiles pour être trimballés dans un sac à dos toute la journée, d’autres beaucoup trop lents dès qu’il fallait transférer une grosse session de photos, et sur plusieurs modèles c’est le câble qui a fini par lâcher — ce qui revient exactement au même quand on est à l’étranger avec une carte mémoire pleine.
J’utilise donc aujourd’hui des WD My Passport, et je n’en change plus. Ils sont compacts, suffisamment robustes pour le voyage, et surtout je n’ai plus eu de mauvaise surprise depuis. Je multiplie volontairement les copies : je préfère payer un disque supplémentaire plutôt que de perdre plusieurs années de photos à cause d’une panne.
Quel matériel photo emporter selon votre profil ?
Il n’existe pas d’équipement parfait pour tout le monde. Voici comment je conseillerais de trancher.
Vous voulez simplement de belles photos de vacances. Un smartphone récent suffit très largement. Ajoutez une batterie externe et une pochette étanche, et vous êtes équipé pour 90 % des situations.
Vous débutez en photo et voulez progresser. Un boîtier d’entrée de gamme avec un seul objectif polyvalent, plus des batteries et cartes supplémentaires. Ne multipliez pas les objectifs au début : vous les laisserez à l’hôtel.
Vous créez du contenu régulièrement. C’est mon cas, et c’est ce qui justifie tout le reste : boîtier, deux objectifs, trépied, caméra d’action, sans oublier une vraie stratégie de sauvegarde.
Récapitulatif de mon matériel
- Canon EOS 6D Mark II — mon appareil photo principal
- Canon EF 24-70 mm f/2.8L — mon polyvalent
- Canon EF 70-200 mm f/2.8L — sujets éloignés et longues focales
- Peak Design 20 L — mon sac à dos photo
- Batteries et cartes mémoire supplémentaires — l’assurance tranquillité
- Une sangle confortable — pour le confort du reflex
- Un trépied compact — poses longues et photos de moi
- iPhone 17 Pro — photos et vidéos du quotidien
- Une pochette étanche — pour l’eau
- Insta360 X4 Air — vidéos 360° et contenus immersifs
- Une ancienne GoPro — pour certaines activités
- Un ordinateur portable Dell — traitement et rédaction
- Lightroom et Photoshop — retouche
- Des disques durs externes WD My Passport — sauvegarde
Et toujours pas de drone… mais ça ne saurait tarder !
Alors, quel matériel emporter ?
Mon équipement peut sembler conséquent, mais je ne pars jamais avec la totalité. J’adapte à la destination, au programme et au type de photos que je veux réaliser.
L’objectif reste simple : avoir le matériel dont j’ai besoin sans transformer chaque voyage en déménagement.
Questions fréquentes
Faut-il un appareil photo pour voyager, ou le smartphone suffit-il ?
Pour des souvenirs de vacances, un smartphone récent suffit dans l’immense majorité des cas. Un appareil photo devient utile quand vous photographiez souvent en faible lumière, que vous avez besoin de zoom optique, ou que vos images ont un usage professionnel.
Quel objectif choisir si je n’en prends qu’un seul ?
Un zoom polyvalent type 24-70 mm. Il couvre le paysage, la rue, l’architecture et les photos de plats sans changement d’objectif.
Peut-on mettre son appareil photo en soute ?
Ce n’est pas recommandé, et les batteries lithium y sont de toute façon interdites. Le matériel photo voyage en cabine.
Comment sauvegarder ses photos pendant un voyage ?
Au minimum deux copies sur deux supports différents : la carte mémoire que l’on ne formate pas, plus un disque dur externe ou une sauvegarde cloud. Et on ne range pas les deux dans le même sac.