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Spécialités de Guadeloupe : nos plats créoles préférés (et où les goûter)

Après notre voyage en Martinique, on savait que la cuisine créole serait au rendez-vous en Guadeloupe… et qu’on allait se régaler. Colombo, accras, bokits, sorbet coco : on n’a pas été déçus !

La cuisine guadeloupéenne mélange influences africaines, indiennes, européennes et caribéennes. Le résultat est très parfumé, pas forcément piquant, et toujours généreux. Voici les spécialités qu’on a goûtées sur place, celles qu’on referait sans hésiter, et les endroits où les trouver.

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Spécialités de Guadeloupe : l’essentiel en un coup d’œil

📌 Infos✨ La cuisine guadeloupéenne en bref
🍛 Plat emblématiqueColombo de poulet ou de cabri
🥪 Street foodBokit et accras de morue
🍰 Dessert typiqueTourment d’amour des Saintes et sorbet coco
🍹 BoissonTi-punch au rhum agricole
🛒 Où goûter localMarchés, lolos et camions-bokits
❤️ Notre coup de cœurLa langouste grillée et la fricassée de chatrou

Les plats créoles incontournables

Le colombo

C’est le plat que tout le monde associe à la Guadeloupe. Il est arrivé avec les travailleurs indiens venus sur l’île après l’abolition de l’esclavage. Le colombo est un mijoté parfumé à la poudre du même nom : curcuma, coriandre, cumin, fenugrec, graines de moutarde. On le trouve surtout au poulet, mais la version au cabri est la plus traditionnelle. Il est servi avec du riz blanc. Le nôtre, on l’a mangé dans notre hébergement à Trois-Rivières, An Eol Caraïbes : un délice !

Le poulet boucané

Le poulet mariné est fumé lentement dans de grands fûts posés au bord des routes, souvent le week-end. On repère ces stands de loin à leur fumée. La peau est caramélisée, la chair très tendre, avec un vrai goût de fumée. C’est souvent sur ces stands, et pas au restaurant, qu’on le trouve. J’en gardais un très bon souvenir, mais cette fois, je l’ai moins apprécié : il était souvent trop cuit à mon goût.

Le court-bouillon et le blaff de poisson

Ce sont les deux façons les plus courantes de cuisiner le poisson frais. Dans le court-bouillon, le poisson mijote dans une sauce tomate, oignon, piment et citron vert. Le blaff est plus léger : le poisson est poché dans un bouillon citronné aux aromates. Son nom viendrait du bruit du poisson qui tombe dans l’eau.

Le boudin créole

Il est plus fin et beaucoup plus relevé que le boudin de métropole. On le mange chaud, en apéritif, et avec un ti-punch, c’est le duo classique. On en a notamment trouvé sur la plage de Malendure, aux côtés des bokits et des accras.

Fricassée de chatrou, lambis et ouassous

Le chatrou, c’est le petit poulpe, cuisiné en fricassée à la sauce tomate. Un vrai coup de cœur ! Le lambi est un gros coquillage à la chair ferme, servi en fricassée ou en brochette. Les ouassous sont de grosses écrevisses d’eau douce, souvent flambées ou servies en sauce. Ces trois plats sont typiques des restaurants de bord de mer. Et pour se faire plaisir, il y a la langouste grillée, très présente sur les tables de l’île. C’est mon plat préféré : on l’a dégusté au Lucullus, à Sainte-Anne.

Le matété de crabe

C’est le plat de Pâques par excellence : un riz mijoté avec du crabe de terre, très épicé et très parfumé. Si vous voyagez en Guadeloupe à cette période, vous le verrez partout.

Les dombrés

Ce sont de petites boulettes de farine pochées dans une sauce, aux crevettes ou aux haricots rouges. Une cuisine familiale, simple et nourrissante, qu’on trouve plutôt dans les tables locales que dans les restaurants touristiques.

La street food guadeloupéenne

Le bokit

C’est le sandwich de la Guadeloupe : une pâte frite, gonflée et dorée, qu’on ouvre puis qu’on garnit de poulet, de morue, de thon, de jambon-fromage ou de crudités. Ce n’est clairement pas léger, mais on n’en a jamais laissé une miette. On en trouve dans les camions et les petits stands, surtout le soir. On en a aussi mangé au snack du jardin botanique de Deshaies, pour déjeuner rapidement. À Pointe-à-Pitre, on a pris les nôtres sur le pouce chez Bokit +, place de la Victoire, pour ne pas perdre de temps entre deux visites.

Les accras

Ce sont de petits beignets de morue, croustillants dehors et moelleux dedans. On en sert partout : à l’apéro, en entrée, sur les marchés. Il existe aussi des versions aux légumes (giraumon, christophine) ou aux crevettes. On en a mangé partout !

La kassav

C’est une galette de manioc cuite sur une plaque, puis garnie : coco, goyave, fromage, ou parfois salée. Cette spécialité héritée des Amérindiens se fait encore de façon artisanale dans des kassaveries. On l’a découverte à la Kassaverie Ti-Kabet, où l’on voit comment les galettes sont préparées avant de les goûter au déjeuner. Une vraie découverte !

Les accompagnements et la sauce chien

Presque chaque plat arrive avec du riz (blanc, ou « collé » aux haricots rouges) et des légumes pays : igname, patate douce, banane plantain, fruit à pain, christophine en gratin ou giraumon en purée.

Et sur la table, il y a toujours la sauce chien : cive, oignon, ail, persil, piment, citron vert, huile, et un peu d’eau chaude pour lier le tout. Elle accompagne le poisson grillé, les viandes et les accras. Elle est fraîche, acidulée et relevée sans être brûlante. J’ai d’ailleurs rapporté des épices pour en refaire à la maison.

Les desserts et douceurs créoles

Le tourment d’amour, c’est le dessert des Saintes : une tartelette en pâte sablée, garnie de confiture de coco, de goyave ou de banane et recouverte d’une génoise. On l’achète dès l’arrivée au débarcadère de Terre-de-Haut, où les vendeuses attendent les bateaux. On en parle plus en détail dans notre article pour visiter les Saintes en une journée.

Le sorbet coco est préparé devant vous dans une sorbetière à manivelle, à la plage ou sur les marchés. On en a dégusté un sur la plage. Personnellement, je préfère encore la glace cacahuète… mais le sorbet coco reste une institution sur l’île papillon. Pour une glace artisanale, on vous recommande Fabienne Youyoutte : un régal. Le flan coco et le blanc-manger coco sont les desserts qu’on voit le plus en fin de repas créole. Pour les plus gourmands, il y a aussi le sik a koko, une confiserie de coco caramélisée, et le pain au beurre, une brioche dense qu’on mange traditionnellement avec un chocolat épais.

Les fruits tropicaux et les jus frais

Mangues, goyaves, maracudjas (fruits de la passion), caramboles, pommes-cannelle, quenettes… Sur les marchés, l’étal de fruits est un spectacle en soi. Mention spéciale pour le corossol, dont la chair blanche et crémeuse a un goût entre l’ananas et la fraise. On le boit en jus ou en sorbet.

Au bord des routes, on trouve aussi du jus de canne pressé minute. Et pour les enfants comme pour les grands, le sinobol : de la glace pilée arrosée de sirop.

Rhum, ti-punch et autres boissons

On ne quitte pas la Guadeloupe sans avoir bu un ti-punch : rhum agricole blanc, sucre de canne et citron vert. Chacun le prépare et le dose soi-même. Le planteur, un cocktail rhum et jus de fruits, est plus doux.

L’île produit du rhum agricole, distillé à partir de jus de canne frais. Plusieurs distilleries se visitent : Damoiseau au Moule, Bologne à Basse-Terre, Longueteau à Capesterre-Belle-Eau, Reimonenq à Sainte-Rose… À Marie-Galante, le rhum blanc est traditionnellement titré à 59° : mieux vaut le savoir avant de goûter. De notre côté, on a choisi Bologne, réputée plus authentique et encore « dans son jus », pour découvrir toutes les étapes de fabrication du rhum.

Côté douceurs à rapporter, il y a le café Bonifieur, une variété rare cultivée sur la côte sous le vent, et le cacao travaillé sur place, à découvrir par exemple à la Maison du Cacao à Pointe-Noire. Autour de Noël, on boit du schrubb, une liqueur d’écorces d’orange macérées dans le rhum.

Pour le café, on a visité le domaine de Vanibel, à Vieux-Habitants, où l’on découvre la culture du café et de la vanille.

🛍️ Que rapporter de Guadeloupe ?

Bonne nouvelle : la plupart de ces spécialités se rapportent très bien dans la valise !

  • Les confitures : j’en ai ramené une tonne, notamment à la goyave, de la marque Mamour.
  • Le rhum agricole.
  • Les épices, dont la poudre à colombo.
  • Attention à la vanille : elle est produite en très petite quantité en Guadeloupe, et celle qu’on voit sur les marchés vient le plus souvent de Madagascar ou d’ailleurs. Ne vous faites pas avoir !

Où goûter les spécialités de Guadeloupe ?

Pas besoin de réserver une table chic pour bien manger. En Guadeloupe, les meilleurs plats se trouvent souvent dans les endroits les plus simples.

Les marchés sont le meilleur point de départ. Celui de Saint-Antoine, à Pointe-à-Pitre, réunit épices, rhums arrangés, fruits et petits plats préparés : on le raconte dans notre article que faire à Pointe-à-Pitre en une journée. Le marché de Sainte-Anne est plus touristique, mais reste agréable pour une première découverte. Notre préféré reste le marché Saint-Antoine, très coloré et très vivant.

Les lolos, ces petites épiceries-snacks de quartier, et les camions-bokits sont l’endroit idéal pour manger local et pas cher, surtout le soir.

En bord de mer, c’est là qu’on mange le poisson grillé, les ouassous et le lambi. Côté Grande-Terre, le secteur de Sainte-Anne et Saint-François est le plus animé. Côté Basse-Terre, Deshaies et Bouillante sont plus calmes et parfaits au coucher du soleil.

À Pointe-à-Pitre

Pour ne pas perdre de temps entre deux visites, on a pris des bokits chez Bokit +, place de la Victoire : simple, rapide et efficace. Pour les produits locaux, direction le marché Saint-Antoine.

À Sainte-Anne et Saint-François

Notre coup de cœur côté Grande-Terre, c’est Le Lucullus, à Sainte-Anne. On y a dîné deux fois, et c’est là qu’on s’est offert la langouste. C’est une adresse un peu plus haut de gamme, mais vraiment très, très bon.

Pour un repas plus simple, on a aussi mangé dans une pizzeria à deux pas du Pierre & Vacances, où nous logions (on vous en parle dans notre article où dormir en Guadeloupe). Pour la pause gourmande, on a craqué plusieurs fois pour les glaces chez Fabienne Youyoutte, à Sainte-Anne : un régal !

Dans le nord de Grande-Terre

Sur l’Anse Laborde, la plage au sable rosé qu’on a adorée lors de notre journée dans le nord sauvage de Grande-Terre, on a déjeuné au Labord’ Beach. Les accras et les cocktails étaient très bons. En revanche, le poulet commandé pour notre fils nous a été servi cru, et quand on l’a signalé, la serveuse nous a répondu que c’était normal, qu’il était « rosé »… Du poulet, ça ne se sert pas rosé ! Notre conseil : restez sur les accras et les cocktails, et vérifiez bien la cuisson si vous commandez du poulet.

À Deshaies et sur la côte sous le vent

À Deshaies, gros coup de cœur pour le Paradise Kafé, un restaurant thaï fusion : c’était vraiment, vraiment bon ! On a aussi testé un lolo, parfait pour un repas sur le pouce.

Petite déception en revanche à La Croisière : on s’est laissé attirer par sa formule « à volonté », en pensant pouvoir goûter plein de spécialités… sauf qu’elle n’est pas proposée le soir. Ce n’était pas mauvais, mais cher pour des plats du buffet à volonté du midi, réchauffés le soir. On s’est consolés avec la belle vue sur le port de Deshaies. Notre conseil : demandez toujours si la formule affichée est valable à l’heure où vous venez.

Au jardin botanique de Deshaies, le snack Le Manguier sert bokits, salades, sandwiches et glaces de 10 h à 17 h, et le restaurant panoramique est ouvert de 12 h à 14 h 30.

Sur la plage de Malendure

À Bouillante, la plage de Malendure est bordée de restaurants et de snacks : bokits, accras et boudin créole. Idéal pour déjeuner les pieds dans le sable après une session snorkeling.

À Trois-Rivières et dans le sud de Basse-Terre

Soyons honnêtes : à Trois-Rivières, il n’y a vraiment pas grand-chose pour manger, à part quelques adresses près du port. On était bien contents que notre hébergement, An Eol Caraïbes, propose des repas sur place ! Le premier soir, on a dû rouler jusqu’à Basse-Terre pour finir par manger un bokit dans une roulotte au bord de la mer. Pas le dîner prévu, mais un bon souvenir.

Le jour des chutes du Carbet, on a déjeuné à la Kassaverie Ti-Kabet : une vraie découverte, on y voit comment sont préparées les kassavs avant de les goûter. En dessert, j’ai pris un sorbet coco agrémenté de manioc : c’était fou !

Aux Saintes

Pour déjeuner à Terre-de-Haut, on vous recommande Les Balançoires, face à la mer : poisson frais, plats généreux et cuisine soignée. Tartare de daurade, steak de thon et fish & chips maison pour notre fils : un délice. Pensez à réserver !

Au retour du Grand Cul-de-Sac marin

Après l’excursion dans le lagon, on s’est offert un plateau de poissons frits chez D’lo An Bouch, à Morne-à-l’Eau. Très bon, mais copieux ! On a pris deux plateaux, et avec le recul, on aurait mieux fait d’en partager un et de prendre autre chose à côté.

💡 Bon à savoir

  • Le piment est presque toujours servi à part : la cuisine reste accessible même si vous ne supportez pas le piquant. Méfiez-vous seulement des petits piments entiers glissés dans les plats.
  • Beaucoup de lolos et de stands de poulet boucané ouvrent surtout le soir et le week-end.
  • Prévoyez large : on a rarement payé moins de 15 € par personne et par repas, même dans des adresses simples.

Pour organiser votre séjour autour de ces bonnes tables, jetez un œil à notre itinéraire en Guadeloupe sur 10 jours.

✤✤✤

J’ai adoré manger en Guadeloupe, et ce n’était pas une surprise : j’ai vraiment pris plaisir à regoûter toute cette cuisine créole. Seuls petits regrets : je pensais manger beaucoup plus de poisson que de poulet, et j’espérais trouver plus de glace cacahuète, comme en Martinique !

Autre point à anticiper : les restaurants sont plus chers qu’on ne l’imaginait. Pensez à le prendre en compte dans votre budget, on vous donne tous nos chiffres dans notre itinéraire de 10 jours en Guadeloupe. Et pour manger local sans vous ruiner, alternez restaurants, lolos et camions-bokits : c’est souvent là que vous ferez de belles découvertes.

FAQ sur les spécialités de Guadeloupe

Les questions fréquentes sont ici !
  1. Quelle est la spécialité de la Guadeloupe ?

    Le colombo est le plat le plus emblématique, le bokit la star de la street food et le ti-punch la boisson incontournable. Côté dessert, le tourment d’amour des Saintes est la spécialité la plus typique.

  2. La cuisine guadeloupéenne est-elle épicée ?

    Elle est surtout très parfumée. Le piment est généralement servi à part, chacun dose selon ses goûts.

  3. Que rapporter de Guadeloupe ?

    Du rhum agricole, des épices (dont la poudre à colombo), des confitures, notamment à la goyave de la marque Mamour, du café et du cacao local. Méfiez-vous en revanche de la vanille : elle est produite en très petite quantité en Guadeloupe, et celle vendue sur les marchés vient souvent de Madagascar ou d’ailleurs.

  4. Peut-on manger végétarien en Guadeloupe ?

    Oui, plus facilement qu’on ne le croit : gratins de christophine et de giraumon, accras de légumes, kassav, dombrés aux haricots rouges et tous les légumes pays. Certains camions proposent aussi des bokits végétariens.

  5. Quand goûter le matété de crabe ?

    Surtout à Pâques et à la Pentecôte, c’est le plat traditionnel des repas de famille.

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